Jean Louis FILOCHE

Jean Louis FILOCHE

Né en 1957
De 1974 à 1980, il suit les cours de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art.
Il se partage entre Paris où il enseigne et la Mayenne où il peint
Il est présenté en permanence à la Galerie Saint Sauveur depuis 1998

Jean Louis Filoche aimerait consacrer autant d'heures à la musique qu'il en consacre à la peinture ; il a d'ailleurs traduit sur la toile les quatuors de Beethoven. De la même façon que la musique ne démontre rien, sa peinture propose et suggère.

« Je peins pour braver la mort, conjurer ma peur, ralentir le temps… »

Depuis 5 ans, il installe, pierre par pierre, son atelier et sa vie au milieu des arbres, à la limite de la Sarthe et de la Mayenne. C'est là qu'encore partagé entre Paris et la forêt, il retrouve ses racines. Et qu'il peint. Il peint les chênes du bocage, parfois centenaires, rongés de l'intérieur par les insectes, éventrés par la foudre ; ils ont restitué leur bois à la terre qui les porte, leur vie réfugiée sous l'écorce lacérée, dans l'aubier… On les nomme « émousses » dans ce terroir où sont ses racines. Il peint le calvaire où les abeilles ont installé leurs rayons, offrant au pierres disjointes une nouvelle raison d'être, une nouvelle vie.

Fidèle à sa palette quasi monochrome, faite de discrètes variations autour d'une majeure, FILOCHE nous offre les clairs-obscurs des sous-bois, la médiation du soleil à travers les feuillages. Car pour lui, tout est d'abord lumière, son alliée dans sa quête de toujours : l'équilibre de l'œuvre, illusoire diversion à la fragilité angoissante de la vie.